lundi 24 août 2009

Le théatre du rêve !

Hopla, ici, on va parler d'un groupe que j'écoute depuis un peu moins de dix ans, alors que je commençais à m'intéresser vraiment à la musique.

Ma première impression de ce groupe fut .... c'est inécoutable ce truc, c'est chiant, les mélodies sont moitié cachées ...

Après quelques écoutes de plus, principalement grâce à "Six Degrees Of Inner Turbulence", j'ai commencé à apprécier toutes ces nuances, ces mélodies pas forcément accessibles, ces changements de rythmes, ces montées en puissance, ces soli ...

Et donc, en juin est paru le 10ème album du groupe, qui après quelques albums mitigés (un octavarium assez mou et consensuel, suivi d'un Systematic Chaos manquant fortement d'âme, donnant plus l'impression d'un recueil de B-Sides que d'un album) se devait de renouer avec son public et redorer son blason ...

C'est donc avec le génialissime "A Nightmare To Remember" que s'ouvre Black Clouds and Silver Linings, et son introduction plutôt musclée ... on entre avec une ambiance de black metal symphonique quasiment, avant de retomber sur une base plus DTienne, avec une première partie heavy parsemée de quelques solos de Petrucci et un clavier sorti d'un film d'horreur en fond, puis cassure sur le refrain aux airs d'octavarium énervé, et on repart sur une ambiance six degrees et ses paroles presque crachées et une double grosse caisse bien présente derrière ...
break calme et angoissant avec des voitures de police qui passent au fond ... on s'oriente vers une ballade aux sonorités images and words, puis une légère montée en puissance pour arriver sur le refrain dans toute sa puissance, pour retomber dans un solo et dans une section qui laisse la place à la folie ou les soli s'enchainent et les rythmes sont changeants, puis la fin approche et on repart dans l'ambiance de début...

Clairement mon morceau préféré sur l'album, un des meilleurs de Dream Theater, une vraie réussite qui nous rappelle les vieux albums sans y être trop attaché ...

On enchaine sur a rite of passage, le single de l'album, bon bah c'est un bon single, pas transcendant, pas génial, mais bon.

Vient ensuite Wither, une ballade gentillette, pas passionnante, mais elle se glisse bien dans l'album, c'est pas ici du grand Dream Theater, elle est dispensable (et sera sûrement le deuxième single ...)

Arrive ensuite The Shattered Fortress, un drôle d'engin ... qui est la co-star de l'album, au croisement du medley, du remix, et de la réinterprétation, le tout avec des nouvelles idées.
À la base on se dit "ouais bon, super, un medley, ils pouvaient pas faire plus original ?" mais ici, c'est un bonheur à l'état pur que de retrouver des chansons qu'on connait déjà ... enfin, on en retrouve un bout, puis ça part ailleurs, des paroles sont changées, des rythmes modifiés, et les transitions toujours au top ! Un vrai plaisir pour un fan de DT, peut être moins intéressant pour quelqu'un qui ne connait pas leurs autres albums et à qui ça peut paraître plus décousu, un morceau à 100 à l'heure pendant 13 minutes, que du bonheur !

On redescend de l'extase avec The Best Of Times, belle chanson, calme, qui nous berce, puis à la troisième minute, arrive le solo libérateur, et la chanson reprend en étant plus électrifiée, puis repasse en acoustique quelques minutes plus loin, avant d'avoir magnifique solo de John Petrucci pour conclure le morceau.

On finit sur The Count Of Tuscany, morceau le plus long de l'album avec ses 19 minutes, excellentissime, peut être le plus Prog de l'album, et finit l'album en beauté !

Au final on a un album assez équilibré, avec des chansons globalement très longues, et la qualité globale est excellente, à part wither et a rite of passage qui sont dispensables, mais cet album vaut clairement le coup d'oreille. En espérant qu'en live ça donne aussi bien :)

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