mercredi 26 août 2009

Miouze

Aussi parfois appelés Muse, ce groupe de rock originaire de Britannie sort son premier album en 1999, sous le nom de Showbiz.

Cet album commence donc sur Sunburn, qui après une introduction au piano et un début calme ou quelques notes de basse et un léger rythme de batterie derrière, fait apparaître SON son, avec une basse saturée et une voix qui s'énerve et monte parfois dans les aigus, puis un break avec un petit solo de guitare avant de reprendre le refrain et finir la chanson de façon enivrante ...
On enchaine sur Muscle Museum, qui fait ressortir une des choses qui caractérise la musique de muse, l'étrangeté, le côté décalé tout en gardant une base "normale", avec son riff de basse obsédant qu'on reconnait en une demi mesure ...
Sur cet album se trouve également Fillip, qu'on peut définitivement classer dans le rock anglais classique, avec son côté pop ... jusqu'à ce que le morceau parte dans un délire planant.
Plus loin sur le morceau de plastique se trouve Showbiz, certainement un des plus beaux morceaux de muse, un morceau malsain, tortueux, mélancolique, et surtout beau, on plonge dans la mélancolie de Matthew Bellamy la tête la première, on ferme les yeux et on est sous la pluie en train de pleurer avec lui :(
Au milieu de l'album se trouve également une jolie ballade acoustique et planante répondant au nom de Unintended, et j'en resterai là pour cet album ...

Deux ans plus tard, sortait un album qui aura révolutionné ma façon d'écouter de vivre la musique : Origin Of Symmetry

Je ne vais pas faire du piste par piste ici, parce que cet album est un tout. Une ambiance particulière, sombre, mélancolique se dégage de l'album et pour l'apprécier pleinement, il faut fermer les yeux, dans le noir, et l'écouter d'une traite au casque. On notera l'ambiance progressive de certains titres (new born en tête ...) hystérique pour d'autres (micro cuts ou citizen erased) ou encore calme et envoutante (megalomania ...) un album qui se doit d'être acheté et vécu comme il se doit, à vivre et écouter sans modération.

Deux ans plus tard (en 2003 donc) encore (quelle régularité ces anglais) arrivait Absolution, si après origin of symmetry on attendait beaucoup du trio, le résultat ne fut que mitigé ...

Si l'album commençait très bien sur Apocalypse Please et son rythme lourd au piano qui imposait une ambiance ... apocalyptique, le Time is running out en deuxième piste est quant à lui beaucoup plus pop, et a moins d'"âme" que le précédent, un bon single, un bon morceau, mais pas exceptionnel.

Sing for absolution est une ballade molassonne, peu intéressante musicalement, avec un chant pas transcendant, et un tout très prévisible...

Heureusement, Stockholm Syndrome arrive derrière et nous prouve qu'ils ne sont pas perdus, une intro qui donne la pêche, et une chanson très intense, ouf, bon, on passe à quoi après ?

Falling Away With You ? ... voyons voir ... une jolie ballade acoustique, agréable à écouter, mais ça va pas révolutionner ma vie ça, AU SUIVANT !

Interlude ... interlude plus intense que la plupart des morceaux de l'album, ne dure qu'une trentaine de seconde mais peut se mettre en boucle.

Je ... bon, je suis bassiste, vous me pardonnerez de jouir sur cette intro, et ce morceau globalement, ça y est, l'intensité elle est là, l'ambiance est là aussi, pourquoi tout ce putain d'album n'est pas du même tonneau ?

Bon, on passe à la suivante et ... merde, encore une ballade molassonne, on zappe, rien à retenir ici.

Butterflies and Hurricanes, définitivement le morceau de l'album, intro calme, envoutante, montée en puissance, magnifique solo au milieu, tout y est, que du bon.

The small print arrive ensuite, très bon morceau de muse, c'est du muse, on le sait, on apprécie, un riff qui fait secouer la tête, assez envoutant ... on à quoi après ?

Endlessly, on pourrait presque se dire "encore un truc molasson ?" mais non, la mélodie est simple mais envoutante, le refrain de même, la voix est posée comme il faut, ça s'apprécie bien.

Thoughts of a dying atheist, du bon muse, pas exceptionnel, si l'album avait une meilleure cohésion, il trouverait certainement très bien sa place, on a l'impression de lire un chapitre d'un bon livre sans avoir tout le livre, dommage.

Ruled by secrecy arrive ensuite... le morceau, bien que lent et doux, n'est pas molasson comme d'autres, mais plutôt hypnotisant, du bon, donc.

Les japonais ont eux eu droit à un magnifique Fury pour finir, avec une basse qui fait vibrer et se tortiller dans de drôle de positions !

Ah, après absolution, on se dit que muse a manqué son coup, et n'a fait qu'un demi album, ça manque de maturation et de cohésion, dommage, on se dit qu'on est pas passé loin d'un merveilleux album mais qu'on a pas tout entendu.


Trois ans plus tard (oui, ils ont changé les délais de production) arrive black holes and revelations, qui continue sur la lancée d'absolution, encore un peu plus électro, comme le démontre Take a Bow, premier titre de l'album.

On commence donc avec ce Take a Bow, dont l'intro est très réussie avec une légère montée en puissance pour entrer dans l'album. Morceau qui s'affirme comme très bon et réussi dans un esprit électro.

Arrive ensuite starlight ... qui ... ben ... on a l'impression d'écouter time is running out en plus mou et plus radiophonique ... bref, un peu/beaucoup soupesque.

Le morceau éponyme ravit nos oreilles, on retrouve un rythme marqué et une ambiance électro, avec un chant à la Prince qui colle très bien au morceau, avec une basse qui envoute et un refrain qui invite à entrer dans la chanson.

Map of the problematique ensuite, on continue sur l'électro, mais plus planant, pas génial, mais écoutable et colle bien à l'esprit que je ressenti de l'album.

On redescend avec A Soldier's Poem, une ballade acoustique, tiens, ça faisait longtemps. C'est tout doux, ça berce, et ça emmene sur la deuxieme moitié de l'album, à commencer par ...

...Invincible, un peu trop pop à mon gout, un peu molassonne sans être vraiment mauvaise, dispensable donc, next !

K2000 ? Kit ? Non, assassin, ça envoie du bois, rythme soutenu pour l'intro, on est à la limite du metal pour le riff à la guitare/basse, c'est original pour du muse, mais si on a déjà écouté autre chose dans sa vie, ça va pas franchement captiver.

Vient ensuite Exo-Politics, bon, c'est grosso modo de la pop, mais y a quelques lignes dans la mélodie qui titillent l'oreille de l'auditeur et qui rendent ce morceau plutôt bon.

City of Delusion arrive ensuite et tente de reprendre la méthode de butterflies and hurricanes sans arriver à être aussi épique, puis vient se greffer une sonorité hispanique, bon, ça casse pas des briques mais c'est écoutable.

Enio morricone es tu là ? ou sont les cowboy ? Hoodoo nous amène dans un western triste, jusqu'au milieu de la chanson ou heureusement ça se réveille un peu, le morceau commence vraiment à la deuxième minute, avec les envolées au piano et le chant très ... Muséen, le morceau vaut le coup uniquement pour la partie centrale, sans ça c'est ... mouif

Knights of cydonia s'est échappé des années 70/80 et est plus marrant que bon, agréable à écouter, gai, tout ça, mais rien de plus.

Au final black holes & revelations est, comme son prédécesseur, inégal, il vaut le coup d'oreille, mais il y a un tri à effectuer ...

Et enfin, en 2009 (3 ans maintenant on a dit) arrive The Resistance ... qui n'est pas encore sorti, et qui attendra donc quelques semaines avant de passer dans mes oreilles :p

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